Peut-on consommer
un objet d’art comme n’importe quel produit de la société
de consommation ? L’art est-il consommable ?
Je
le perçois comme une critique du système commercial de
l’art, mais également comme son accès à
tous(par le bas prix des œuvres vendues). L’art est ici intégré
dans le quotidien de chacun par l’objet du distributeur, plus que
présent dans notre vie occidentale.
Pour
la galerie automatique, je propose des bourses en latex hermétiques
: Bourses vides.
Dans
le projet précédent, Trophée de chasse, les
bourses serties faisaient office de réceptacle aux semences
masculines (sperme), trace des « consommations »
sexuelles d ‘une femme. Ici, les bourses sont vides de tout
liquide, mais pleines d’air.
Contact
inattendu dans la main, on les pressent comme un anti-stress, comme
un objet fétiche, mais si on appuie trop, elles éclatent
et alors …plus rien.
Il
faut moduler son envie de pression.
Ces
objets provoquent l’expérience de contrôle du désir
et de ses limites.
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2006
- Exposition collective « Objets extra - ordinaires »
à la galerie Les Joyaux de la Couronne, Paris
Exposition
collective à La Chaufferie, galerie de l’ESAD
2003-2006
- Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de
Strasbourg (ESAD), actuellement en 3ème année
option Objet
2002-2003
- Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués -
Olivier de Serres
(Paris)
2001-2002
- Ecole préparatoire - Ateliers de Sèvres (Paris)
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Dans
la séduction, « il s’agit toujours de la mort et
du rapt mental de l’autre, de le ravir et de lui ravir sa
puissance. »Jean Baudrillard De la séduction
Mon
intention est de montrer la tension des rapports hommes/femmes, en
traitant de l’acte de séduction, et de démonter les
règles de ce mécanisme de possession de l’autre pour
mettre à nu la complexité des relations du féminin
et du masculin.
En
critiquant ce jeu, je tente ensuite d’anéantir le bon
fonctionnement du principe de possession par la démonstration
de son échec final.
Pour
cela, j’utilise aussi bien les forces et les faiblesses de chaque
sexe, la surenchère du pouvoir érotique, de la
puissance physique et la dépendance au désir pulsionnel
pour l’homme, ainsi que la ruse des apparences et la réponse
démesurée des femmes face à la volonté de
puissance masculine.
Je
propose alors un parallèle possible entre consommation et
séduction, système social et commercial dans lequel la
femme, d’abord sujet, est devenue l’objet.
Consommation
de l’autre comme produit et comme objet sexué, séduction
de l’autre pour se différencier, posséder et
contrôler.
Pour
cela, je m’intéresse particulièrement au bijou et à
l’objet porté, qui permettent de développer l’art
en dehors des institutions, « sculptures de rue »
démocratiques, accessibles et visibles pour tous.